Hélisurface ou hélistation ?

La conception d’une hélistation ou d’une hélisurface doit répondre à un cahier des charges strict, en conformité avec la réglementation en vigueur, des caractéristiques particulières des hélicoptères mis en oeuvre et de l’usage qui est fait de la plate-forme.

Une hélisurface est une aire d’atterrissage à caractère temporaire ou occasionnel, créée pour répondre à un besoin immédiat et utilisée sous l’entière responsabilité du pilote.

L’hélisurface est soumise à plusieurs restrictions :

  • Tout d’abord, la fréquence d’utilisation est limitée à 200 mouvements annuels et 20 mouvements journaliers (un atterrissage et un décollage représentent deux mouvements).
  • Son implantation est interdite dans les agglomérations, sauf autorisation spéciale. Elle peut même être interdite en certains lieux sensibles en termes d’environnement pour le voisinage.

Une hélistation est un aérodrome à usage exclusif des hélicoptères. Elle n’est pas soumise en général aux restrictions de nombre de mouvements et de lieu d’implantation comme l’hélisurface.

L’arrêté préfectoral de mise en service qui couvre l’hélistation offre à son propriétaire une assurance de conformité et de pérennité vis-à-vis d’une éventuelle édification d’obstacles dans le champ des trouées d’atterrissage et de décollage.

Réglementairement parlant, tout propriétaire situé en agglomération, toute personne qui utilise fréquemment l’hélicoptère, ou bien encore quelqu’un qui accueille un trafic supérieur à 200 mouvements par an, se doit de posséder une hélistation.

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